Le Château de Crespières

Le Château de Crespières, également connu sous le nom de Château des tourelles se situe dans la Commune de Crespières dans les Yvelines (78). Il s’agit d’un château construit pendant la première moitié du XVIIème siècle.

Son premier propriétaire connu est contrôleur des bâtiments du roi qui y meurt en 1731. Au XVIIIème siècle le château est occupé par la famille de Buillon qui le vend en 1780 à la duchesse de Vallières. Les marquis Crux conserveront le château jusqu’en 1924 pour passer dans les mains de Michel de Bourbon-Parme de 1960 à 1989. Il est ensuite acquis par différents promoteurs immobiliers qui le laissent se dégrader pour lui donner son état déplorable aujourd’hui qui témoigne difficilement de la beauté passée de ces lieux.
Initialement construit comme un pavillon, il se développera avec des ajouts de bâtiments comme le
bâtiment du côté Nord et même une ferme au XIXème siècle. Du jardin il ne reste que l’étang circulaire et son île au Sud du château.
La visite du château reste plaisante même si elle devient dangereuse. On se promène au milieux de pièces grandes, hautes de plafond avec de belles boiseries. La visite est rapide, les lieux étant petits mais valent le détour.

On s’approche des lieux en passant près de l’étang circulaire
On arrive aux pieds du château
L’ancienne cuisine du château
On passe dans l’annexe du côté Nord
Pour ressortir
Probablement l’ancien garage du château
Une cavité dans le fond du jardin, peut être un ancien cellier
Le château a encore fière allure même si l’état de la toiture est inquiétant

La Chartreuse Bel Sito

La Chartreuse de Bel Sito se situe sur les coteaux bordant la vallée de la Garonne non loin de Bordeaux (33).
Construite en 1825 par Nathaniel Johnston (1776-1846) elle est qualifiée « d’une des plus belles propriétés du Bordelais » par Napoléon III.
Malheureusement abandonnée depuis des années, elle a été la cible de plusieurs projets immobiliers: une résidence de Haut-standing et une résidence pour personnes âgées qui n’ont pas abouti mais ont laissé sur place des bâtiments en béton vides mais très joliment tagués.
La bâtisse principale est très belle malgré son délabrement avec des dégradations et un incendie. La visite est très plaisante avec une très belle lumière et de beaux tags.

Première vision de la chartreuse : une ruine couverte de végétation
La toiture a été ravagée par la flemmes et n’est plus qu’un squelette calciné
Certaines boiseries ont été préservées du feux et du temps
Un mur végétal remplace la structure
Une fenêtre s’ouvre sur une allée bordée de colonnes
Il est temps d’aller observer la chartreuse de l’extérieur
Vue de l’extérieure la chartreuse paraît bien plus majestueuse
On quitte la chartreuse qui disparaît derrière les végétaux

On se dirige maintenant vers le « Musée de Bel Sito », situé juste à côté qui compte beaucoup de tags magnifiques.

Le Château de la Prison

Le Château de la prison se situe dans l’Oise (60) au milieu d’un ancien parc envahi par les plantes.
Il fut construit entre 1862 et 1868 par un riche industriel fabricant de chaussure de l’Oise.
A la suite du décès du propriétaire en 1874, il passe ensuite à son neveu qui l’abandonne en 1888.
Il prend son ultime fonction en 1947 pour accueillir la centrale de l’administration pénitentiaire
française et accueille des réunions, congrès, formations. Des bâtiments sont ajoutés dans le parc
mais sont actuellement abandonnés.
Désaffecté en 2004, il est incendié en 2010 ce qui l’endommage gravement. La mairie de la commune où il se situe rachète le domaine en 2013 afin de lancer un projet d’urbanisme, mais pour l’instant rien de nouveau, le site reste abandonné et se dégrade peu à peu.

On sort de la végétation en surplombant légèrement la château qui apparaît devant nous
Entrée du château avec sa verrière
Le grand salon au rez-de-chaussée est spacieux et s’ouvre sur le Parc

On arrive dans le bar avec son comptoir et ses jolies boiseries
On emprunte l’escalier pour se rendre aux étages supérieures
Le premier étage a été ravagé par les flammes pour le plus grand plaisir des végétaux
Le dernier escalier conduisant au deuxième étage
Le toit est malheureusement ravagé, on redescend
Cave canem !
La façade Sud vue depuis la terrasse

On se rapproche des bâtiments plus récents construits du temps de l’occupation des lieux par l’administration pénitentiaire.

La végétation commence à reprendre ses droits
Sur le toit des bâtiments
Un dernier regard sur le château avant d’y aller

La Route de la Mine

La Route de la mine est une route montant du village de Corsavy (66) vers la Mine de Batère.
La Mine de Batère est une ancienne mine de sidérite et hématite (minerais de fer), le fer catalan étant réputé depuis l’Antiquité, période pendant laquelle il est exploité de manière artisanale.
A partir du XVIème siècle de nombreuses concessions sont accordées, mais il faudra attendre le XIXème siècle pour voir s’organiser la production. A cette époque, le fer est descendu dans la vallée à dos de mulets et d’hommes vers les forges de la vallée du Tech.
En 1900 un transporteur aérien est mis en place entre Batère et Arles-sur-Tech dans la vallée, des wagonnets autrefois fixés sur les câbles du transporteur sont visibles à Montbolo.
Entre 1916-1918 toutes les concessions sont regroupées autour de la concession de Las Indis pour former la SAB (Société des mines de Batère) qui produira chaque année 75000 tonnes.
Cependant, malgré la qualité du minerai exploité, la SAB ferme en 1987 car l’exploitation n’était plus
rentable. Une SARL sera crée pour liquider les stocks de minerais jusqu’en 1994.
La visite se fait en voiture, à pieds, mais c’est le vélo que j’ai choisi. La montée reste assez difficile
avec ses 19 km de montée depuis Arles sur Tech dans la vallée mais le paysage est splendide.

Un ancien trou d’accès, premier indice et témoignage de l’exploitation ancienne (bientôt visité)
Une excavatrice abandonnée le long de la route
Une première entrée datant de l’exploitation moderne aujourd’hui murée
Une autre excavatrice abandonnée devant
Plus haut encore un baraquement
Une vielle citerne pour l’approvisionnement borde la route
Une seconde entrée scellée
Et les baraquements qui l’entourent
2 rochers marquent l’arrivée au col
On a atteint le col

La route s’arrête là, mais l’exploration n’est pas finie. De nombreux accès condamnés se trouvent tout autour et des jolis échantillons de roche peuvent être trouvés. Le Massif du Canigou regorge de mines abandonnées, de villages en ruines qui sont les témoins de l’exploitation du fer.

Mas de la Tina d’en Reig

Le Mas de la Tina d’en Reig est un vieux Mas catalan situé dans le département des Pyrénées Orientales (66), dans le Massif des Albères, non loin de la Tour de la Madeloc. Abandonné depuis longtemps même si il fut occupé au début du siècle, il se dresse sur la face Sud de la Montagne au dessus d’une petite vallée dont on voit le petit torrent. La visite est rapide dans cette bâtisse vide aux murs de pierre épais qui reste jolie. Mais le point fort de la visite reste la vue imprenable sur les Albères.

Le Mas apparaît le long du chemin
L’entrée et sa jolie voûte
Une des pièces est couverte de jolis carreaux
Une des ouvertures masquée par les ronces
On monte à l’étage
La vue est magnifique

Les Arches Sénéquier

L’Aqueduc romain de Fréjus conduisait l’eau de la Foux de Montauroux (06) et de la Siagnole
de Mons (06) jusqu’à la cité de romaine de Fréjus (Forum Julii).
Long de 42 km pour une dénivelée de 481 m (515 m pour le départ au niveau de la Siagnole et 34 m à l’arrivée à Fréjus), il fait voyager l’eau sous terre sur 95 % de son trajet, seuls quelques vallons ont nécessité des aqueducs pour leur franchissement comme celui-ci: les Arches Sénéquier.
Les arches qui nous font face sont un double pont de franchissement formé de 6 arches dont quatre comprenant des contreforts et une renforcée par un étrésillon.
L’aqueduc est classé au titre des monuments historiques depuis 1886 mais reste très peu protégé et se dégrade petit à petit.
De nombreuses arches percent encore la végétation le long de son trajet notamment près de la vallée du Reyran.

Les arches apparaissent au milieu des cannes de Provence
Approchons nous
Nous sommes au niveau de la canalisation

La Lanterne d’Auguste

La Lanterne d’Auguste est l’ancien phare romain gardant l’entrée du port romain de Fréjus « Forum Julii ».
Après avoir longé les contours de la butte Saint-Antoine, un ancien promontoire sur la mer qui abritait une villa d’un noble romain, on arrive sur une plaine de cultures maraîchères. Le chemin se poursuit aux côtés de murs romains jusqu’à déboucher sur le phare qui se dresse fièrement entre les HLM et les plants de tomates.
La lanterne est une tour hexagonale haute de 10 m, étant de maçonnerie pleine, il ne s’agissait pas d’un phare à proprement parlé, mais d’un amer (repère marin) marquant l’entrée du port.
Un spot exceptionnel, à visiter absolument même si l’aspect « banal » de la lanterne peut rebuter ceux que l’Antiquité ne passionne pas.

Le reste des remparts romaines de la butte Saint-Antoine
La Lanterne apparaît au bout du chemin
La Lanterne, ses 20 siècles et ses pierres de rhyolite se dressent devant nous
Seule sa pointe dépasse des buissons
On repart par le même chemin dont certains murs sont aussi vieux que le phare

La Villa Sapene

La Villa Sapene, aussi appelée le Bordel allemand est une bâtisse en ruines située dans une petite forêt en bordure d’autoroute au Mesnil-le-Roi dans les Yvelines.
Il s’agit à l’origine d’un bâtiment construit par le directeur d’un journal dans les années 20. Réquisitionné pendant la deuxième guerre mondiale par l’armée allemande, il sert de bordel pour les officiers de la Wehrmacht. Un ancien petit bunker protégeant les lieux est d’ailleurs encore visible.
La villa n’est pas un « spot » très intéressant, les lieux sont vides et parfois dangereux (notamment les étages supérieurs) mais les tags et son aspect impressionnant rendent la visite agréable.

Après une petite marche, la villa apparaît
On s’approche en bas sous un balcon
Le rez-de-chaussée compte plusieurs pièces toutes taguées aux murs calcinés
Le plancher du premier étage s’est écroulé laissant apparaître les autres étages
On accède au premier étage en passant par la façade Sud
Le premier étage ne paraît pas solide mieux vaut ne pas s’y aventurer
Faisons le tour
La façade est impressionnante avec ses grandes ouvertures suivant l’escalier

L’Usine Son Goku

L’Usine Son Goku se trouve à l’Est de Paris dans une grande zone industrielle et ferroviaire en reconversion.
Il s’agit d’un ancien entrepôt ayant visiblement eu de nombreux usages (locaux d’une grande entreprise de Télécom, entreprise louant des locaux, …).
Elle se situe sur l’emplacement de vieilles usines bien connues que comptait la ville où nous sommes (dont les noms se trouvent sur la clôture). Aujourd’hui il ne reste qu’un grand hangar inaccessible, un plus petit entouré de végétation où il est possible de se faufiler et un appareil de nettoyage pour des véhicules de grande taille.
Son nom lui vient du tag représentant le héros de manga sur une barrière de béton.
Le site n’a rien d’exceptionnel mais sa visite reste agréable et est proche de spots intéressants.

La vue qui s’offre au visiteur franchissant les grilles
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Vue sur l’appareil de lavage du niveau des bureaux
Le plus petit des deux hangars vu depuis la face Nord
Un appareil de nettoyage de véhicule envahi par les plantes grimpantes
Vue depuis la face Est du hangar
On accède au hangar en longeant le bâtiment qui est entouré d’une épaisse végétation
Nous voilà dans le hangar
L’intérieur du bâtiment est bien vide
On s’arrête en sortant devant le tag à ne pas louper

Le Fort de Chelles

Le Fort de Chelles se situe dans la Seine et Marne (77) et veille du haut de sa colline de 104 mètres sur la vallée de la Marne tout en offrant un beau point de vue sur la banlieue Est-francilienne.
Faisant parti du réseau de défense Séré de rivières, il fut construit de 1876 à 1879 et avait pour but de défendre Paris en verrouillant la vallée de la Marne en appuyant notamment la batterie de Montfermeil (93) et le Fort de Vaujour (93).
Le fort n’a pourtant jamais servi dans aucune des deux Guerres mondiales. Il est utilisé par l’entreprise Kodak pour le stockage de produits chimiques dans les années 60 avant d’être acheté par la mairie de Chelles en 1972. Il est alors utilisé comme centre d’entraînement par les pompiers et un club de tir local.
Il est restauré en 2007 avec des aménagements qui le dénaturent et qui sont très contestés par des spécialistes des monuments.
Il subsiste aujourd’hui la structure de forme pentagonale et les trois caponnières du fort qui pouvait accueillir 329 soldats et 29 pièces d’artilleries.
L’avenir du fort n’est pas encore scellé, en effet il est toujours menacé par les carrières de gypse exploitées peu de temps avant la construction du fort.
Les études menées par le BRGM montrent le risque élevé d’éboulement avec les infrastructures qui sont sous-minées (risque de fontis, glissement de terrain,…). La visite de ses galeries encore accessibles restent extrêmement dangereuses en raison du fort risque d’effondrement.
La visite du fort est rapide mais agréable même s’il n’y a que peu de choses à voir, la vue du haut de la colline et la nature environnante constituent les principaux atouts de ce spot. Il est d’ailleurs situé sur le tracé de la Grande ceinture VTT d’Ile-de-France.

Vue depuis la face Ouest sur la façade du bâtiment
Le tunnel permettant l’accès à l’intérieur de la forteresse
De l’autre côté du passage
A l’intérieur une allée dessert plusieurs galeries closes et 2 corridors menant à 2 bastions
Vue de l’intérieur de la galerie
Entrée du tunnel conduisant au bastion Sud-Est
Tunnel menant au deuxième Baston au Nord-Est du fort
Une des ouvertures donnant sur l’extérieur est couverte de lierre
Vue sur les fossés entourant la forteresse intérieure
Au Sud de la forteresse intérieure se trouve un hangar en mauvais état qui abritait peut-être le stand de tir
Une ancienne antenne se trouve sur le toit des bâtiments
La façade du fort est joliment éclairée par le soleil à l’Est
La vue est jolie, notamment au sommet où l’on peut voir la banlieue Est de Paris